Ephéméride géopolitique

Par Magali Chelpi-den Hamer, Il y a quelques secondes

Le Monde vu de Sophia

2024


Janvier


L’année commence mal. Le 9 janvier dernier, la Norvège a autorisé la prospection minière pour 280 000 Km2 de ses fonds marins. On n’en est pas encore à l’exploitation qui nécessitera un autre passage au Parlement, mais le train est en marche malgré la grosse inconnue d’impact sur les écosystèmes. Who’s next ? Et surtout pourquoi un pays seul peut décider d’une telle marche en avant ?


Les BRICS s’appellent désormais BRICS+, BRICSAIEEE étant trop difficile à prononcer. Le bloc Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud s’est élargi le 1er janvier à l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Éthiopie. Dix membres, 46 % de la population mondiale, 36 % du PIB terrestre, et des demandes d’adhésion qui ne sont pas près de s’arrêter. L’enjeu est clair, peser davantage au niveau de la gouvernance mondiale face à des institutions historiquement dominées par d’autres. Les BRICS ne demandent plus la parole depuis longtemps. Ils s’organisent et ils la prennent.


Pendant ce temps, Neuralink a réussi son premier implant sur l’homme le 28 janvier dernier avec pour objectif de contrôler à distance des objets robotisés par la pensée. Telepathy… Le communiqué de presse ne dit pas grand-chose sur l’état du patient à ce jour, ces pratiques ouvrent néanmoins un champ d’expérimentation inédit. Dans un autre registre, l’IA s’est invitée au Forum de Davos, la France a présidé le Conseil de sécurité de l’ONU sans pouvoir arrêter les génocides en cours, Taïwan s’est rendu aux urnes et depuis le 1er janvier, le reporting extra-financier annuel sur la responsabilité d’entreprise n’est plus optionnel…


Février


Pendant que la Coupe d’Afrique des Nations bat son plein en Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à s’extirper au plus vite de la CEDEAO, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest. Sous junte militaire depuis 2020, 2022 et 2023, ces trois pays sans accès à la mer font partie des États les plus pauvres du monde et dépendent de leurs voisins pour importer et échanger. Folie politique ou stratégie raisonnée ? Le fragile équilibre régional de l’Afrique de l’Ouest n’a pas fini de faire parler.


Piqure de rappel sur le scénario hollywoodien du siège du Capitole. Deux ans et un mois tout juste après les événements qui ont duré 3 heures et qui ont fait 5 morts, 140 blessés et 700 mises en examen, le sésame d’immunité pénale n’est finalement pas délivré au Chef d’État sortant qui a incité à une telle violence. Si cela réconcilierait presque avec le politique, cela nous montre surtout que les gens ont la mémoire courte. À neuf mois de la prochaine échéance présidentielle américaine, on se pince lorsque l’on regarde les sondages.


Facebook fête ses 20 ans, WhatsApp ses 15, les scolioses se multiplient dans le monde et les relations oscillent entre réseaux d’inconnus virtuels et cocon de proximité.


Mars


Ils ne peuvent plus reculer. Google, Meta, Amazon, Apple, Microsoft et ByteDance/TikTok doivent se mettre en conformité avec le nouveau règlement européen, le Digital Markets Act, adopté l’année dernière et visant à réinsuffler de la concurrence dans les services numériques. Les GAFAM s’activent sur papier et dans leur communication, l’échéance d’application a été fixée au 6 mars…


Côté Est, il est peu probable que la Russie change de président le 17 mars prochain et ce n'est plus l'opposition qui dira le contraire. R.I.P. L'illusion du cirque électoral est pour autant encore en marche même si l’on se demande bien à quoi l'apparence démocratique peut bien servir dans un nombre croissant d’élections. Tous pays confondus, ça devient déprimant.


Vivement le printemps !

...


2023


Janvier


Virage à l’Est cette année en matière de gouvernance mondiale. L’Inde a pris la présidence du G20 pour un an jusqu’au 30 novembre prochain, et c’est le Japon qui assure la présidence du G7 en 2023 et qui prépare le prochain Sommet en mai, à Hiroshima. On entend dans les couloirs que la Chine est en passe d’être détrônée de son étiquette de pays le plus peuplé du monde, et au-delà du podium, l’information importante est que deux pays parmi les 195 États reconnus par les Nations unies comptabilisent à eux seuls plus de 35 % de la population mondiale. Toujours à l’Est, plus discrètement, la Croatie est devenue en janvier le vingtième pays membre de la zone euro.


L’hiver a eu son lot de casse et certains s’en sont sortis mieux que d’autres. La technopole de Sophia pour le moment a l’air d’avoir été épargnée des fermetures en série d’entreprises et chacun négocie comme il peut son contrat d’énergie à venir en espérant limiter l’envolée des charges. Les verriers de Biot ont eu chaud. Littéralement. Avec des fours qui doivent rester en fusion en permanence à 1 200 degrés pour pouvoir exercer, leur facture d’énergie a triplé et ils tombent en-dehors des clous de la limite de hausse à 15 %. Double peine, le prix du verre importé d’Allemagne a également doublé. Cet exemple très concret montre que la crise des matières premières est loin d’être derrière nous et dans beaucoup d’activités on continue à se triturer les méninges pour capter verre, bois, acier, semi-conducteurs, à des conditions raisonnables.


Février


L’expression ‘finlandisation’ est en passe de devenir désuète. Après des décennies à l’écart des alliances militaires dans son rôle tampon entre les États-Unis et la Russie, la Finlande est en passe de rejoindre l’OTAN. Des 30 membres de l’Alliance, 28 ont déjà ratifié les protocoles d’adhésion pour la Finlande et la Suède. La Turquie, membre de l’Alliance depuis 1952, et la Hongrie, membre depuis 2007, se font encore attendre même si les deux pays ne devraient pas tarder à se prononcer officiellement.


En attendant, les effets concrets du conflit russo-ukrainien arrivent par ricochet sur les économies du monde. La Russie a annoncé qu’à partir du 1er février, elle mettrait le holà à ses exportations de pétrole à destination des pays qui pratiquent le plafonnement du prix du baril (les pays du G7 s'étant accordés fin 2022 sur un prix plafond de 60 dollars par baril pour le transport maritime). La Russie vient également d’annoncer l’arrêt de livraison de pétrole à la Pologne via l’oléoduc reliant les deux pays. C'est donc le début d’autres hostilités en somme, par proxy de guerre économique. Pendant ce temps, dans certaines stations de Sophia Antipolis, le SP98 monte à plus de 2 euros le litre. Un effet papillon dont on se serait bien passé.


Le séisme du 6 février qui a durement frappé la Turquie et la Syrie a une fois de plus réveillé les solidarités internationales et a mis de côté - au moins temporairement – les tensions géopolitiques. Les sauveteurs grecs n’ont pas hésité à aller porter secours aux Turcs et un poste-frontière fermé depuis trente ans entre l’Arménie et la Turquie a été réouvert pour acheminer de l’aide. À distance, la technopole de Sophia Antipolis n’a pas été en reste et plusieurs initiatives territoriales, associatives et privées ont été au rendez-vous de l’urgence, en complément des solidarités qui continuent de se faire à d’autres endroits de la planète.


Mars


8 mars particulièrement amer cette année pour tous ceux qui ont un ancrage en Iran, en Afghanistan, et partout encore où les femmes n’ont pas les mêmes droits que leur père et leurs frères. Un quart déjà dans le 21e siècle et toujours dans cette lutte de sexes inutile. Contreproductive. Arriérée. Gâchis de trop de temps, d’énergies et de vies.


Cette année marque aussi le trentième anniversaire de la Journée mondiale de l’eau, une initiative impulsée par les Nations unies en 1993 pour sensibiliser le public à la ressource afin de l'inciter à la sobriété (tous les 22 mars). C’est l’occasion de rappeler que l’Office international de l’eau a une antenne sur la technopole, place Sophie Laffitte, et que cette association reconnue d'utilité publique œuvre en France et à l’international depuis plus de trois décennies. C’est l’occasion aussi de rappeler qu’ouvrir un robinet n’est pas un dû pour le tiers de l’humanité.


Avril


Depuis le 14 avril dernier, les affrontements au Soudan nous rappellent que les guerres ne se déroulent pas qu’à notre Est. L’Iran a mis en place de nouvelles mesures de répression causant la fermeture de plus de 150 commerces et continue de pendre des gens. Les ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères se sont rencontrés début avril à Pékin pour annoncer la normalisation de leurs relations après des années de tensions et pour la première fois depuis le début de la guerre Ukraine-Russie, le président ukrainien s’est entretenu pendant plus d’une heure au téléphone avec son homologue chinois Xi Jinping. Si même la diplomatie du monde vire à l’Est pour stabiliser le Moyen Orient et les relations russo-ukrainiennes, à quoi va bien pouvoir servir notre vieux continent ?


Mai


Comme tous les ans, le 3 mai marque la Journée mondiale de la liberté de la presse, l'occasion de ne pas oublier que la désinformation massive est la menace de notre siècle. Et comme tous les ans à la même date en miroir, Reporters sans frontières publie son Classement mondial qui évalue les conditions d’exercice du journalisme dans 180 pays. Le constat est mauvais pour 7 pays sur 10. La situation est estimée 'très grave' dans 31 pays, 'difficile' dans 42 et 'problématique' dans 55. La France grignote deux places (24ème), entre l'Afrique du Sud et le Costa Rica.


Pendant ce temps, le roi d’Angleterre est couronné dans un faste qui, pour un observateur extérieur, semble quelque peu hors du temps. Le Premier ministre néo-zélandais a déclaré son souhait de voir le pays quitter le Commonwealth - sans urgence - et l’Australie fait peu à peu disparaitre les effigies des souverains britanniques sur ses billets de banque. Weekend de l’Ascension studieux pour le G7 à Hiroshima, les Turcs s’apprêtent à se rendre aux urnes, et subrepticement, les BRICS travaillent à un projet de monnaie commune pour peser différemment sur les finances du monde. Depuis quelques jours, leur PIB cumulé dépasse celui des pays du G7.


Juin


L’appel du 18 juin des Suisses sera de se prononcer par les urnes sur la loi Climat qui fixe des objectifs intermédiaires contraignants et des valeurs indicatives pour les bâtiments, l’industrie et les transports. Peut-être enfin un cadre clair quelque part pour les forces vives économiques et pour le grand public. L'avenir nous dira si ces normes sont réalistes et pertinentes ou si cette énième loi Climat contraindra encore sans effet. Les Qataris et -ies se rendent aussi aux urnes pour renouveler leur Conseil municipal. Peu d’enjeu dans un pays sans parti politique avec une gouvernance locale réduite à un rôle consultatif.


Le début de l'été cette année marque aussi 300 ans d’économie politique avec plusieurs célébrations marquant la naissance du philosophe et économiste écossais Adam Smith. L’auteur de La richesse des nations a été le premier à synthétiser clairement les grands principes du libéralisme économique. L'origine de la richesse ne serait ainsi ni l’or ni la monnaie mais le travail des hommes, et à la base de sa doctrine, la valeur travail est portée aux nues. En cette période de transformation sociétale intense où le travail des machines (re)-commence à télescoper celui des hommes, il est certainement temps de relire ses classiques.


Juillet


Ça chauffe. Dans tous les sens. Adhèrera ? N’adhèrera pas ? La question de l’adhésion de l’Ukraine est (re)mise sur la table au sommet de l’OTAN. Ligne rouge pour certains car susceptible d’escalade militaire incontrôlée, option envisageable pour d’autres car signe fort qui pourrait pousser à des négociations. Seule certitude, ce n’est pas demain la veille. Plus au Sud, c’est l’histoire d’un chef d’État qui voulait se rendre à son bureau et qui a été empêché de sortir de sa résidence par ses propres gardes présidentiels. Quatrième coup d’État réussi au Niger qui a surpris tout le monde (le dernier date de 2010) et qui a surtout enterré la stratégie de backup post-Barkhane. À suivre… Visite présidentielle française en Océanie pour proposer une alternative à la Chine - rien que ça - et (tenter de) se repositionner au mieux dans l’Indo-Pacifique. Peut-être a-t-on finalement tiré quelques leçons d’AUKUS et pas sûr qu’on ne parle que de sport aux prochains Jeux du Pacifique (bravo Tahiti d’ailleurs #Tahiti2027 #MOC). Pendant ce temps, la République islamique d’Iran est officiellement entrée dans l’Organisation de coopération de Shanghai. Chacun a les amis qu’il peut.  


Août


L’Inde a aluni pour la première fois sur le pôle Sud de la Lune. Elle fait désormais partie des grandes puissances spatiales. Sur Terre, il lui reste encore à sécuriser ses ponts. Le 15ème sommet des BRICS s’est tenu à Johannesburg, ou plutôt celui des BICS, la présence du R étant quelque peu perturbée par un mandat d’arrêt international. Le monde brûle. Hawaï. Le Canada. La Grèce. Des dizaines de milliers d’habitants fuient les flammes - certains malheureusement s’y consument - et des millions d’hectares partent en fumée. Ça pourrait être encore pire, Pyongyang pourrait ne pas rater son lancement de satellite. Pendant ce temps, nous suffoquons à des températures sahéliennes (la comparaison s’arrête là) et depuis le 2 août, il paraît que nous avons consommé toutes les ressources que notre planète peut régénérer en une année. Une raison pour ne pas sauter par la fenêtre, les Bleues ont défendu haut nos couleurs… Une raison pour sauter, la World Robot Conference et son armada d’humanoïdes…


Septembre


Le traité pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité en haute mer est enfin ouvert aux signatures. Après 18 ans de négociations multilatérales, il avait été accepté à l'unanimité par les 193 États membres de l’ONU en mars dernier au siège des Nations unies et est désormais prêt à être ratifié par chaque État. Le 21 septembre, 70 pays l’ont ratifié en même temps dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies. Ce n’est pas souvent. Les océans, et par extension les fonds marins, vont être bien malmenés dans les années qui viennent avec les transitions énergétiques en cours. La France, avec d’autres pays, pousse à une règlementation internationale qui interdise complètement l’exploitation minière des fonds marins. Cobalt, nickel, cuivre ou manganèse… Les appétits s’aiguisent. Les eaux internationales - et surtout ce qui est au-dessous - sont en ce moment au cœur d’intenses débats diplomatiques et rien n'en présage encore l’issue. Les incarnations du monde vont-elles risquer de jouer aux apprentis sorciers ? Qui vivra verra mais cela nous concerne tous.


Bienvenue en automne…


Octobre


Il est bien loin le temps de la poignée de mains entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. C’était il y a 30 ans, au millénaire dernier. Le lendemain du triste anniversaire du début de la guerre de Kippour, le 7 octobre 2023, le Proche-Orient s’est embrasé. Terrorisme de masse, meurtres, prise d’otages, riposte. Depuis, le droit international humanitaire est piétiné et le concept nébuleux de non-équivalence victimaire monte en écho dans certains réseaux. 20 jours après le début des hostilités, l'Assemblée générale des Nations unies adopte (enfin) une résolution sur la protection des civils. 120 États membres votent pour, 14 votent contre, 45 s’abstiennent. Seuls 8 États de l’Union européenne soutiennent ouvertement le texte. Nous entrons dans une ère qui vient de jeter à la poubelle 78 ans d’histoire. Personne n’en sortira indemne. Pendant ce temps, the Walt Disney Company fête ses 100 ans et la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté qui se rappelle à nous tous les ans tous les 17 octobre n’est pas près d’être abolie. Après les Objectifs du Millénaire pour le développement (2000-2015), les Objectifs du développement durable (2015-2030), il est temps de commencer à brainstormer pour le prochain slogan. Au vu des deux derniers flops, et si on arrêtait de se fixer des objectifs ?


Novembre


Qui n’a pas signé la déclaration de Bletchley ? Parmi les 29 premiers signataires de cette initiative à vocation intergouvernementale qui s’est donné pour mission un développement « sûr » de l’intelligence artificielle, on retrouve l’éclectisme du monde et surtout les rapports de force actuels. Les Anglo-Saxons bien sûr, Royaume Uni, États-Unis, Irlande, Australie, Canada. Pour l’Europe continentale, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne, la Suisse, l’UE en tant que bloc et l’Ukraine. La Chine s’est assise à la table ainsi que l’Inde, deux poids lourds en termes d’usagers et de développeurs de contenus. Du côté de l’Amérique latine, le Brésil et le Chili. L’Afrique francophone est absente (plus pour longtemps, la MIA s’exporte) et ce sont le Kenya, le Nigéria et le Rwanda qui se positionnent pour le moment en griots du continent. Au Proche et au Moyen-Orient, Israël, le Royaume d’Arabie saoudite, la Turquie et les Émirats arabes unis. Aux pays du soleil levant, le Japon, l’Indonésie, les Philippines, Singapour et la République de Corée. Dans ce lieu qui se veut si symbolique (Bletchley a été le principal site de décryptage des codes pendant la Seconde Guerre mondiale), cette première déclaration intergouvernementale ouvre la voie à une gouvernance mondiale sur l’IA pour comprendre et gérer collectivement ses risques. Une ONU IA-isée en somme, à espérer efficace. Pendant ce temps, les Malgaches se rendent aux urnes, Joe Biden et Xi Jinping reprennent des échanges diplomatiques directs en marge du Forum de coopération économique Asie-Pacifique, la Corée du Nord vient de créer un jour férié en commémoration d’un tir d’essai réussi d’un missile balistique intercontinental et Sam Altman, le fondateur et directeur général d’Open AI vient de se faire limoréintégrer par son Conseil d’administration.


Décembre


28 ans après la première Conférence des Parties organisée à Berlin par l’Organisation des Nations unies pour le Climat, la COP 28 se tient à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre. Si le lieu fait grincer quelques dents (n’oublions pas que les pays d’accueil alternent pour accueillir les COP), ce sera la première fois qu’un objectif affiché est d’examiner un bilan mondial sur l’action climatique. Une prochaine introspection collective suivra en 2028. Ironie du sort, le président de cette COP est dans le même temps président d’une compagnie pétrolière nationale et d’une société publique de développement des énergies renouvelables et de l'hydrogène. Un tel cumul n’est pas rare au vu des montants à investir et, dans les énergies renouvelables, les locomotives sont bien souvent carbonées, n’en déplaise aux idéologues. Dans un autre registre, 26 candidats, dont un Prix Nobel de Paix, commencent à battre le pavé pour devenir le prochain président d’un territoire de 2,3 millions km² en conflit on/off depuis 1996 (les élections présidentielles en RDC sont prévues le 20 décembre). Le Darfour se remet à trembler et plus près de nous, un conflit ouvert existe toujours en Europe. L’incertitude actuelle du monde rend le climat propice à une augmentation assumée des dépenses militaires. En France, 413 milliards d’euros ont été votés cette année dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030, un volume encore jamais atteint jusqu’à présent.


Au vu de l'année qui vient de s'écouler, vivement 2024...

Parution magazine N°44 (mars, avril, mai)

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